La structure en trois actes

La structure en trois actes

Cette organisation narrative nous vient du théâtre. Ces actes permettent d’opérer à des ellipses ou de changer de décor.

La structure en trois actes a ses défenseurs et ses détracteurs. Elle n’a pas toujours été utilisée sur scène. D’ailleurs, le théâtre classique français était organisé sur cinq actes.  La structure en trois actes n’est pas non plus toujours adaptée à certains formats (notamment télévisuels) mais possède l’intérêt d’être logique et claire.

On l’utilise même sans y penser alors que l’on raconte une blague: on donne le contexte, on raconte l’action, et on conclut par une chute.

La structure en trois actes est évidemment divisée en trois parties.

Le premier acte occupe le premier quart de l’histoire; le deuxième la moitié, et enfin le troisième le dernier quart.

Ces valeurs peuvent bien sûr bouger selon les cas.

Premier acte:

Il est réservé à l’exposition. Il permet de fournir des informations afin d’offrir un cadre (temporel, géographique, social…) dans lequel va se dérouler l’action. On va également présenter les principaux personnages, à commencer par le protagoniste, et le problème de base qui va obliger le protagoniste à se mettre en mouvement pour obtenir son but.

Deuxième acte:

On a là le développement. Grâce aux informations disposées dans le premier acte, le public va pouvoir suivre le cheminement des personnages avec une parfaite intelligibilité. Il s’agit d’un acte dans lequel les péripéties sont nombreuses : il faut que ça bouge, que nous voyagions entre exaltation et désillusion. On doit placer des événements nouveaux qui font rebondir le récit et relancent régulièrement l’intérêt du public.

Troisième acte:

Il s’agit de la résolution. On amène l’intrigue à son terme. Le public est désormais bien impliqué dans le récit et désire connaître la fin de l’histoire. C’est souvent à ce moment que l’on accélère la narration en plaçant les personnages et surtout le protagoniste dans des situations difficiles physiquement ou psychologiquement. Dans l’idéal, un moment de crise obligeant le protagoniste à procéder à un choix va achever sa transformation personnelle.

Dans la perspective d’une transformation intérieure du protagoniste, les trois actes permettent de dessiner un chemin, un arc psychologique décrivant non seulement le chemin physique, mais aussi intérieur.

Un scénario présente toujours un ensemble d’obstacles, de complications gênant le protagoniste dans l’obtention de son but. Afin de pousser progressivement ce personnage dans ses retranchements pour l’amener au choix final qui achèvera sa transformation, il est nécessaire que ces problèmes soient convenablement organisés et notamment qu’ils soient de difficulté croissante. On a souvent une bonne idée de l’ouverture du film et de son dénouement, mais pas du développement dans les détails. C’est pour cette raison que le deuxième acte peut se révéler difficile à écrire. Placer des repères astucieusement espacés correspondant à des événements importants permet de structurer cet acte.

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